Autonomie : Aidants qui vous ignorez, vous n’êtes pas seuls

Aider sa famille, son enfant, son père, sa mère, un frère, une sœur… en perte d'autonomie. Un soutien naturel pour un statut qu'on embrasse sans toujours en avoir conscience, celui d'aidant. Et pourtant, grâce à lui, s’ouvre la porte d'un monde où tout ne repose plus sur vos seules épaules.

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Deux personnage de dos, un homme et une jeune femme pris d'assez près. Sur la partie gauche, la jeune femme, châtain foncé, coup au carré avec une frange est dans un fauteuil roulant. Elle tien la main de l'homme dont on aperçoit que l'avant bras et la main, et la parti médiane de son corps. Au fond le paysage est flou mais lumineux, sous un soleil presque couchant. - Agrandir l'image, fenêtre modale
Les aidants familiaux aux côtés de leurs proches. ©Istock

« Je l’aime, mais je n’y arrive plus. » C’est naturel d’aider nos proches quand ils ont besoin de nous. Parfois, ça nous tombe dessus sans qu’on ne l’ait vu venir. Et là, entre le boulot, la famille, le tourbillon du quotidien, ça peut vite devenir compliqué à gérer. Alors même si ce n’est pas évident, l’idéal est d’anticiper au maximum.

Mais pour cela, encore faut-il avoir conscience qu’en apportant notre soutien à un proche en perte d’autonomie, on embrasse le statut d’aidant familial. Selon le baromètre des aidants 2024, 1 aidant sur 3 s’ignore. Dans les Hautes-Alpes, impossible d’avoir de chiffres précis en la matière. Ce que l’on sait en revanche, c’est qu’environ 17 000 Haut-Alpins vivent une situation d’aidant.
Et « à partir du moment où l’on commence à y penser en permanence, que l’on fait passer l’autre avant au point de ne plus s’accorder du temps pour soi, si des troubles du sommeil se manifestent… Cela signifie que l’on est en souffrance », explique Ingrid Papin Berkhout, responsable et coordinatrice de la Plateforme Seltzer des aidants dans les Hautes-Alpes.

Des bulles de répit salvatrices

Si souffrance il y a, la seule chose à faire sans se poser la moindre question : prendre contact avec la plateforme.
Et même si on arrive à super bien gérer, ça ne coûte rien d’appeler et ça peut être un vrai plus. Un coup de main pour les démarches administratives qui peuvent être complexes, une bulle de répit. « Nous pouvons intervenir le jour, la nuit, les week-ends. Un petit reste à charge est demandé par tranche de 24 heures », détaille Ingrid.

« Laisser mon proche pour un week-end, pire pour 15 jours ? Je me sentirais trop mal. Je ne peux pas le concevoir. »
Ce discours, Ingrid l’a entendu plus d’une fois. Et c’est normal quelque part de se dire ça. Mais « prendre soin de soi pour mieux accompagner l’autre sur du long terme, c’est important. On sait que ça peut être culpabilisant pour l’aidant, mais nous sommes là pour les accompagner, les orienter en fonction de leurs besoins et de leur situation », répond alors Ingrid.

Dans les Hautes-Alpes, « nous avons vraiment de la chance », confirme Ingrid, car les territoires où les aidants peuvent trouver une main tendue en un coup de fil sont assez rares pour être soulignés.

Contacter la plateforme

Qu’ils s’occupent d’un parent âgé en perte d’autonomie, d’un enfant en situation de handicap, d’un proche dépendant à des substances addictives…La plateforme Seltzer s’adresse à tous les aidants, quel que soit leur âge, même les enfants.
Tél : 06.75.75.76.68 / plateforme-aidants@fondationseltzer.fr

Les aides et services en faveur de l’autonomie