Appels à candidatures, Jeunesse: Appel à projet des jeunes Haut-Alpins 2025

«Au début, on était sceptiques. C’est de l’eau froide, ça ne mousse pas. On se disait, on peut pas nettoyer avec ça, c’est pas possible. » Et pourtant, force est de constater pour Philippe Passuti, à la tête de la cuisine du collège de Tallard, que l’eau ozonée utilisée depuis presque un an « ça fonctionne très bien ». En attestent même les tests sanitaires réalisés par le Laboratoire départemental vétérinaire et d’hygiène alimentaire : plans de travail, friteuse, plonge… tout est nickel.
« Au début, on était sceptiques. C’est de l’eau froide, ça ne mousse pas. On se disait, on peut pas nettoyer avec ça, c’est pas possible. Et pourtant ça fonctionne très bien. »
Il aura suffi d’une machine (répondant au nom d’Avatar) installée en lieu et place de l’ancienne centrale à détergent pour que ce petit miracle devienne réalité. Ce qui se passe à l’intérieur de ce bloc bleu et noir ne payant pas de mine, un processus plutôt simple. L’électrolyse. Ça vous parle ? Petit rafraichissement pour ceux qui auraient loupé ce cours de physique/chimie au lycée. En gros, un léger courant électrique est envoyé dans l’eau (H2O). Et là, magie, les atomes se divisent pour former une nouvelle molécule H3O, notre fameuse eau ozonée.
Laissons là les considérations scientifiques pour revenir à plus de concret. Durant 2 heures cette eau trioxygénée se dote de « super pouvoirs » : nettoyant, désinfectant, virucide, bactéricide, détartrant et faisant briller les chromes comme jamais. Super-pouvoirs qui perdurent jusqu’à 5 heures, conservée dans une bouteille ou un bidon.
120
litres de produits ménagers en moins en un an au collège de Tallard
Total, en 1 an, 120 litres de produits ménagers en moins (de quoi amortir Avatar et ses 2 500 € en 4 ans). Mais aussi moins de plastique, l’équivalent de 25 bidons de 5 litres. Et autant de poids devenu aussi léger qu’une plume, l’eau ozonée sortant directement d’un tuyau branché à la machine, elle-même reliée à l’arrivée d’eau de la plonge des cuisines du collège tallardien.
Dans sa quête vers la réduction de moitié des produits ménagers traditionnels, il semblerait que le Département ait trouvé en l’eau ozonée l’alliée idéale. Sans parler des économies d’eau réalisées. Même si elles restent difficiles à quantifier, les fait sont là : « Avec les anciens produits on rinçait énormément, histoire d’être sûrs de ne laisser aucun résidu de détergeant. Mais on avait toujours la hantise de se dire ‘‘et si jamais il restait une goutte ou deux dans la casserole que j’ai utilisée et donc dans la nourriture servie’’. Là, on est tranquilles, puis que l’eau ozonée redevient, au final, de l’eau », explique Philippe Passuti. « À terme l’idée serait de déployer ce procédé dans les autres collèges, et pas uniquement en cuisine », confie Philippe Imbert, référent restauration scolaire.